A la une (brève)

Un nouveau décret, prescrivant des mesures générales pour faire face au Covid-19, à respecter par l'entreprise

Hier, un décret prescrivant des mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire est paru au Journal officiel. Il concerne l'entreprise à plusieurs égard. Tout d'abord parce qu'il rappelle les mesures barrières devant être respectées en tout lieu  :

  • assurer la « distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes ;
  • se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon (dont l'accès doit être facilité avec mise à disposition de serviettes à usage unique) ou par une friction hydro-alcoolique ;
  • se couvrir systématiquement le nez et la bouche en toussant ou éternuant dans son coude ;
  • se moucher dans un mouchoir à usage unique à éliminer immédiatement dans une poubelle ;
  • éviter de se toucher le visage, en particulier le nez, la bouche et les yeux.
  • Les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties ».

Le texte réglemente également les déplacements, notamment en transport aérien. Et il précise que « le transporteur aérien peut refuser l'embarquement aux passagers qui ont refusé de se soumettre à un contrôle de température » (article 4 du décret). Il s'interesse aussi aux conditions du transport de marchandise (article 5) :

« Pour la réalisation des opérations de transport de marchandises, le véhicule est équipé d'une réserve d'eau et de savon ainsi que de serviettes à usage unique, ou de gel hydro-alcoolique.
Lorsque les lieux de chargement ou de déchargement ne sont pas pourvus d'un point d'eau et de savon, ils sont pourvus de gel hydro-alcoolique. Il ne peut être refusé à un conducteur de véhicules de transport de marchandises l'accès à un lieu de chargement ou de déchargement, y compris à un point d'eau lorsque ce lieu en est pourvu. La remise et la signature des documents de transport sont réalisées sans contact entre les personnes. La livraison est effectuée au lieu désigné par le donneur d'ordre et figurant sur le document de transport. 

Dans le cas de livraisons à domicile, à l'exception des opérations rendues nécessaires par un déménagement, les livreurs ou manutentionnaires, après avoir avisé au préalable le destinataire ou son représentant, laissent les colis devant la porte, mettent en œuvre des méthodes alternatives qui confirment la bonne livraison et ne récupèrent pas la signature du destinataire.
Il ne peut être exigé de signature d'un document sur quelque support que ce soit par le destinataire ou son représentant.

Sauf réclamation formée par tout moyen y compris par voie électronique, au plus tard à l'expiration du délai prévu contractuellement ou à défaut de stipulation contractuelle à midi le premier jour ouvrable suivant la remise de la marchandise, la livraison est réputée conforme au contrat ».

Il règlemente encore le prix de vente du gel hydro-alcoolique (article 14) ainsi que celui des masques (article 15). 

Le décret évoque enfin les mesures de requisition qu'un prefet pourrait prendre (article 16).

 

Commentaires (2)

GPIC | 12/05/2020 - 14:25

Décret n° 2020-545 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Déjà abrogé par le décret 2020-548 !
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La Rédaction | 12/05/2020 - 16:42

Effectivement un décret publié ce matin modifie le décret publié lundi. Vous retrouverez un article sur ce nouveau dispositif dans notre édition de demain.
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